L’histoire de la radiodiffusion

Reginald Fessenden a transmis à son assistant, le tout premier message vocal court le 23 décembre 1900, faisant la preuve qu’il était possible d’envoyer des messages sonores sur de grandes distances par transmission radio. À une époque où le télégraphe, le code Morse et la poste étaient les principaux moyens de communication à distance, la découverte de Fessenden était révolutionnaire. C’est d’ailleurs Fessenden qui a réalisé la première diffusion radiophonique, à partir de son domicile à Boston en 1906, la veille de Noël.

L’apparition des premières stations de radio remonte aux années 20. À cette époque où l’équipement de réception devenait de plus en plus sophistiqué et où on commençait à vendre des récepteurs radio à un nombre croissant d’amateurs, les détaillants ont créé des stations de radio qui ont été parmi les premières à diffuser au Canada. Toutefois, l’apparition de ce nouveau marché était loin de plaire à tous. Plusieurs propriétaires de journaux canadiens, désireux d’avoir la mainmise sur ce nouveau média, ont cherché à obtenir des licences de diffusion.

En 1928, le gouvernement canadien a chargé une commission royale de formuler des recommandations sur l’avenir de la radiodiffusion au pays. À l’époque, la radio canadienne était encore rudimentaire et plusieurs auditeurs se tournaient vers les stations et réseaux américains. Soucieuse de faire de la radiodiffusion un projet public plutôt que le produit d’une industrie privée, la commission royale a mis de l’avant plusieurs recommandations en 1929 pour faire en sorte que la radio demeure un service public.

Dans les années 30, malgré l’opposition des magnats de la presse écrite, la programmation de bulletin de nouvelles radiophoniques s’est accrue. En 1936, la British United Press a créé à Montréal la première agence de transmission radio, qui assurait une couverture d’un océan à l’autre. Au cours de la décennie suivante, l’offre de nouvelles radiodiffusées à l’intention du public canadien a connu une croissance rapide et aux quatre coins du pays, les bulletins en direct permettaient aux gens d’être à l’affût de l’actualité. Le Québec, avec le soutien de l’Ontario, s’opposait toutefois à l’emprise du gouvernement fédéral sur la radiodiffusion et s’est tourné vers le Comité judiciaire du Conseil privé, qui a confirmé en 1932, que les communications et le contenu radiophoniques étaient un champ de compétence fédéral. Une loi a été votée en mai de cette même année, marquant la création de la Commission canadienne de la radiodiffusion. À la fin des années 50, le gouvernement conservateur de John Diefenbaker a déposé la Loi sur la radiodiffusion et a mis sur pied le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion, chargé de réglementer la diffusion privée et publique, en réponse aux pressions de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. En raison de certaines ambiguïtés contenues dans la Loi sur la radiodiffusion, on a voté une nouvelle loi en 1968 afin de déléguer les pouvoirs de délivrance de permis à un nouvel organisme, le Conseil de la radio-télévision canadienne, devenu le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en 1976.

Depuis sa création, le CRTC veille à ce que les stations et les réseaux canadiens de radio et de télévision servent à « sauvegarder, enrichir et renforcer la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada » et à ce que la programmation offerte soit « de haute qualité » et qu’elle fasse appel « de manière prédominante aux ressources — créatrices et autres — canadiennes ».

Il existe de nombreux sites Web qui permettent d’en apprendre plus sur l’histoire de la radiodiffusion. En voici quelques-uns :

La transcription

Avant la démocratisation de l’Internet, peu de médias avaient une aussi grande portée que la radio. Les personnes aveugles ou vivant avec une basse vision choisissaient souvent la radio comme source d’information et de divertissement. Toutefois, ce média présente des limites en matière d’accessibilité, et ce, surtout pour les personnes vivant avec une déficience auditive.

Si les personnes qui vivent avec une déficience auditive légère ou modérée peuvent avoir de la difficulté à comprendre de ce qui passe à la radio, celles qui vivent avec une déficience grave ou profonde risquent d’être incapables de suivre le fil du contenu. Certaines stations de radio fournissent sur demande des transcriptions de leurs émissions, mais ce service est habituellement limité aux émissions parlées et les transcriptions ne sont disponibles qu’une fois l’émission terminée.

Certaines stations (comme la CBCen anglais) publient en ligne les transcriptions de certaines émissions parlées. Toutefois, certaines stations ne fournissent les transcriptions que lorsqu’on leur en fait la demande, une fois l’émission terminée.

Il se peut que la transcription d’une émission soit publiée sur le site Web de la station de radio. Si ce n’est pas le cas, la station pourrait tout de même être en mesure de fournir la transcription. Pour savoir si ce service est offert, communiquez directement avec la station.

Il arrive parfois qu’une station de radio redirige les auditeurs vers une tierce partie responsable de produire les transcriptions. Recherchez l’adresse courriel du service de transcription et d’enregistrement ou du service d’accessibilité de la station, le cas échéant. Assurez-vous d’inclure le nom, la date, l’heure et le sujet de l’émission dans votre demande. De plus, assurez-vous de faire votre demande peu de temps après la diffusion de l’émission, car il se pourrait que les transcriptions ne soient accessibles que pour une durée limitée.

Si certaines stations de radio produisent des transcriptions, ces dernières ne sont pas toujours offertes gratuitement. Des frais d’expédition et de traitement pourraient s’appliquer à chaque transcription demandée.

Si elle ne peut fournir de transcriptions, la station peut offrir des enregistrements de l’émission en baladodiffusion (aussi appelés « balados » ou « podcast » en anglais). Les émissions en baladodiffusion sont des enregistrements qu’il est possible d’écouter en ligne, habituellement à partir du site Web de la station. Les balados sont généralement incorporés dans un lecteur multimédia, ce qui permet à l’auditeur de régler le volume et d’arrêter, faire reculer et rejouer l’émission. Ils peuvent servir aux auditeurs qui n’ont pas capté certains mots ou parties d’un dialogue à la première écoute.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet des transcriptions et enregistrements d’émissions de télévision et de radio, vous pouvez consulter la liste des diffuseurs canadiens en cliquant sur le lien suivant : http://www.cision.ca/resources/broadcast-recordings/ (en anglais).

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Les options d’aide de suppléance à l’audition (ASA)

Les bruits de fond, la musique, les effets sonores et le bruit ambiant peuvent compliquer la compréhension d’un dialogue pour les personnes vivant avec une déficience auditive. Lorsque le réglage du volume de la radio ne suffit pas à permettre la compréhension, il existe quelques moyens d’amener le son plus près de l’oreille ou de le synchroniser à des appareils auditifs.

À la maison, une radio branchée à une boucle d’induction peut faciliter la compréhension d’un dialogue : l’auditeur écoute l’émission directement à partir de son appareil auditif ou de son implant cochléaire, comme si son appareil était synchronisé par l’entremise de la technologie Bluetooth. De cette façon, le volume de l’émission peut être réglé sur le niveau d’amplification déterminé par l’audiologiste lors du réglage ou de la programmation de l’appareil, et ce, afin d’optimiser la clarté du son des voix.

Si cette solution ne convient pas, il existe d’autres moyens d’améliorer la qualité sonore grâce à des aides de suppléance à l’audition.

Il peut être utile de jumeler votre télévision, votre ordinateur, votre radio, votre lecteur CD et votre station d’accueil MP3 à une chaîne audio dotée de plusieurs options de jumelage. Vous pouvez ainsi jumeler votre appareil fonctionnel à cette chaîne et passer d’une source à l’autre sans avoir à débrancher et rebrancher constamment vos différents appareils. De plus, les systèmes d’amplification par modulation de fréquence (MF) ou par transmission infrarouge peuvent être assortis d’un ensemble de haut-parleurs stéréo. En amenant ces haut-parleurs plus près de vous, vous rapprocherez le son de votre oreille et réduirez ainsi la détérioration sonore attribuable à la distance.

Une autre option est de se procurer un casque d’écoute de bonne qualité qui peut être branché à une radio. Il existe aussi des casques d’écoute sans fil, qui offrent à l’auditeur une plus grande liberté de mouvement.

Pour obtenir plus d’information sur les options d’aide de suppléance à l’audition pour la radio, veuillez consulter la brochure intitulée «Acces Sans Restriction: Un Guide sur l'accessibilité de la radiodiffusion pour les Canadiens ayant une déficience auditive »

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